Pas facile d’obtenir un dossard pour le Ceven’Trail. Sur le 23km qui m’intéressait cette année, les dossards sont partis en moins de 5 minutes. Moi qui me suit connecté à 20h05…c’est liste d’attente.
Mais heureusement pour moi, un collègue ayant un dossard ne pourra pas se libérer le jour de la course, je lui rachète le précieux sésame.
La course affiche complet et la météo a décidé de gâcher la fête : c’est sous la pluie qu’il faudra faire ce tour qui commence en longeant l’Arre avant de s’attaquer à la 1ère difficulté.
Je sais que je serai juste pour le dénivelé annoncé de 1000m, c’est donc un départ prudent et marche à l’attaque de la montée sur Paillerol.
J’essaie de garder du rythme sans trop sollicité la mécanique dans cette 1ère montée, je bascule sur l’Arboux plutôt bien pour aborder la descente rendu très délicate par la pluie. Des passages en gadoue avec un fort dévers, pas de miracle, c’est du patinage. Mes Hoka sont limites sur ce genre d’exercice alors que certains paraissent voler !
Pas le temps de souffler, c’est la montée sur Mandagout. Plutôt régulière, je ne perd ni ne gagne de place sur ce tronçon, 107ème au ravito du village.

Mais il reste encore la dernière difficulté avant la descente et pour moi, elle va faire mal. J’ai du mal à garder la même énergie à présent dans cette dernière montée avec des passages de rocher, quelques concurrents me dépassent.
Lorsque je parviens au sommet, c’est au courage, et malgré la descente, je vais avoir du mal à retrouver un bon rythme, je perds encore des places dans cette descente glissante à souhait.
J’arrive à rallier l’arrivée en 2h53′, avec une bonne vingtaine de places perdues depuis Mandagout. 126ème/346 et 2ème de la catégorie.
Toujours aussi exigeante cette course, d’autant plus cette année avec ces conditions. C’est le métier. La consolation est qu’au challenge, je brille dans la catégorie. Du coup, pas le choix, va falloir faire le job.