L’an dernier, j’avais fait le 18km sur cette course et j’avais souffert sur toute la partie retour. Compte tenu de cette expérience, j’envisage une course de 3h30 pour boucler les 28km, format retenu pour le trail court du challenge gardois des trails. Ce sera d’ailleurs le plus long des « courts » du challenge de cette année.

Le dénivelé annoncé est 1000m, donc comparable à la course d’Anduze il y a 1 mois, je partais confiant… Confiant jusqu’à une crève qui me rattrape le jeudi, soit 2 jours avant la course. Patraque, mal dormi, c’est avec une tête de déterré que je débarque au départ le samedi après-midi.

Il n’était pas question pour moi de renoncer à faire la course même si je sais qu’il va falloir oublier le chrono, et juste essayer de boucler la distance.

En temps normal, j’aurais également essayer de gérer les jambes pour qu’elles tiennent jusqu’au retour mais là, c’est dès le départ que je n’ai pas de jambes.

Donc en mode gestion, j’aborde la première partie qui descend vers le Gardon, je surveille le cardio qui est forcément plus haut que d’habitude.

Nous arrivons sur la montée sans être descendu complètement à la rivière. Certainement que le parcours a été revu à cause des pluies de la semaine. Par contre, cette montée, elle reste bien raide et fait beaucoup de dégâts. J’essaie de ne pas forcer sur les cuisses mais faut monter malgré tout.

Le chemin pour rallier la deuxième partie est plutôt facile, pour le moment, ça va.

La deuxième partie est la montée à la roche trouée que je connais bien. Je sais gérer ici sans trop m’épuiser. La photo en haut puis direction Collias.

La suite du parcours fait rejoindre le Gardon par le mas Laval puis l’Ermitage de Colias. J’aime bien ce coin mais ça commence à être dur de tenir un rythme même modéré. La descente depuis l’Ermitage jusqu’au Gardon est vraiment sympa pour tenir un rythme mais là, je me fais dépasser même sur ce genre de secteur.

Dans la dernière vraie montée, je gère tant bien que mal mais dès qu’il faut courir, c’est compliqué. J’arrive au 1er ravito (km 17 !), je prends le temps car je sais que le retour va être compliqué.

Je serre les dents, je commence à avoir mal au bide en plus, manquait plus que ça !

Je vais perdre une bonne quarantaine de places entre le ravito et l’arrivée mais il faut finir, sortir de cette galère sur un parcours qui n’épargne rien (les 3 bosses, le monotrace avant le DFCI…).

Enfin, je boucle le parcours en 3h46, bon dérapage par rapport à ma prévision. Mais bon, le boulot est fait avec les moyens disponibles.

Au classement, 145ème, 4ème M5. Mais ça compte au challenge…