Cette année, lancé dans le challenge gardois des trails, je ne pouvais pas rater cette épreuve. Après mes absences à Beaucaire et à l’Aigoual, je maintiens encore ma 1ère place mais sérieusement menacé par mes poursuivants.

Si mon absence à Beaucaire était un choix, celle de l’Aigoual ne l’était pas. Blessé au talon d’Achille, j’avais dû renoncer à m’aligner sur cette course.

J’ai profité de la trêve estivale pour faire un gros break au niveau de la CAP en faisant plus de vélo. De toutes façons, avec l’été torride que nous avons passé, c’était dur de maintenir un entrainement correct.

Je n’ai fait que des footings depuis ma reprise donc les 960m de D+ annoncés m’impressionnent un peu. Je sais que cette course est très technique donc je prévois de partir vraiment tranquille.

La course affiche complet, je me mêle au peloton sans chercher à me placer, et je pars dans l’esprit de laisser passer la 1ère montée annoncée redoutable.

Directement, ça monte dans la caillasse donc ma prudence est bienvenue. Je ne m’arrête pas au premier ravito, j’arrive sur une portion plus roulante ou je peux courir, ça fait du bien.

Les descentes sont comme les montées, bien techniques, très piégeuses, j’assure sans prendre de risque même s’il faut laisser passer quand ça revient de derrière.

A nouveau une bonne montée vers le km12, c’est ombragé, ça passe bien. Ensuite, c’est un faux plat montant très caillouteux, c’est vraiment pénible car on ne sait pas s’il faut marcher ou courir. Trop technique pour courir, pas assez pentu pour marcher !

Enfin je bascule sur le dernier ravito où je m’arrête pour prendre un peu de coca. Il reste la dernière difficulté, Lacan, j’ai encore des jambes, je repars motivé.

Et dans cette dernière montée, je commence à reprendre du monde malgré le fait que je marche. Beaucoup calent. L’enchainement des difficultés fait des dégâts.

La descente qui suit est également très technique sur la partie haute, je ne prends aucun risque. Mais personne ne revient sur moi.

La descente se calme un peu sur la fin et je peux relancer, j’ai encore des cannes alors que je craignais un final comme au Vigan ou j’étais à l’arrêt.

Je rattrape des concurrents du 13km pour en finir en 2h51′, 85ème au scratch. 2ème de la catégorie.

Pour moi, objectif atteint : finir et si possible, bien placé. Maintenant, rdv au Beaver trail en octobre avec la même stratégie.