En regardant mon historique sur cette course, je m’aperçois qu’il s’agira de ma 11ème participation. Bon, le parcours a beaucoup évolué depuis l’origine mais il est à peu près stable ces dernières années et très comparable à ma dernière venue ici en 2022. J’étais également sur le 20km et j’avais bouclé l’affaire en 2h05′. Ca serait cool de faire mieux cette année.
Nous sommes une bonne délégation de Caissargues, forcément il y a de l’émulation. Côté météo, pas trop froid et sec, pratiquement le temps idéal en fait. D’ailleurs, je n’ai prévu qu’une flasque de 500ml pour emporter, et ça suffira.
La course affiche complet et nous sommes près de 500 à nous élancer par la route vers Maruéjols pour étirer le peloton. Je me cale à 12km/h pour rester un peu devant en prévision des premiers monotraces.
On quitte la route direction Montpezat par un lit de rivière, c’est technique, faut rester concentrer, je ne force pas lorsque ça monte et je laisse passer quand ça revient sur moi. Peu à peu, je prends mon rythme en gérant plutôt bien jusqu’à un DFCI tout en descente. Je lâche les chevaux à cet endroit, on peut gagner du temps sans se griller. Arrivés en bas, on prend à droite puis gauche sur monotrace, mais visiblement, plusieurs concurrents ont raté cette bifurcation, ils avaient continué tout droit. J’ai dû gagner quelques places à cette occasion (je pense en particulier avoir doublé Alain à ce niveau).
Après ce passage, on enchaîne les monotraces assez roulants et c’est dans un de ceux-ci qu’une racine est venue se glisser au milieu du chemin. Elle est visible, mais je ne la vois pas ! Conséquence : je me retrouve les 4 fers en l’air, mais sans casse. Ouf, je peux repartir sans souci mais c’est un rappel à la prudence bienvenu.
Nous attaquons la 2ème heure de course, les sensations sont toujours bonnes, j’essaie de remettre un peu de rythme sur des chemins que je connais mieux. Je reprends quelques concurrents. Sauf dans la montée qui longe le route de Saint-Côme, là, marche même si ça me coûte quelques positions.

Enfin, nous attaquons la dernière difficulté : le Mauressipe. J’avais dit que si j’arrivais à courir ici, dans la montée, c’est que ma course est réussie. Bon, je vais alterner marche et course mais c’est plutôt bon, la dynamique ne faibli pas comparée à mon final catastrophique du Beaver en octobre.
La descente du Mauressipe est rapide, j’arrive à rester concentrer et à relancer. Retour vers le village, je finis en 1h58′ à la 70ème place scratch, 2ème M5H. Forcément satisfait ! Je boucle le chantier en moins de 2h (moyenne 10km/h) et je gagne 7′ par rapport à 2022. Toutes façons, le 1er M5H est 8′ devant donc pas de regrets à ce niveau.
